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Prairie des Montils

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    627

    Ha

    L’espace naturel sensible des prairies des Montils regroupe un ensemble de zones humides et de prairies bocagères de la vallée de l’Authion. Très vaste, il s’étend sur les communes de Longué-Jumelles, des Bois-d’Anjou et de Beaufort-en-Anjou. Constitué de terrains privés, il n’est pas aménagé pour la visite.

    Les parcelles, revêches au drainage, se gorgent des crues de l’Authion. Un maillage de haies et un réseau de fossés courent sur ces terres humides, certaines haies étant même par endroits doublées d’un fossé.

    Ce paysage, relictuel au sein de la vallée, a néanmoins lui aussi été marqué par le remembrement agricole. Des cultures de maïs et de tournesol ont notamment pris place sur les plus grandes parcelles. La flore se fait néanmoins encore remarquable sur le site, tout comme la faune qui compte de nombreuses espèces rares et menacées.

    Faune et flore de la Prairie des Montils

    Fleurs des prairies et des champs

    De très belles plantes poussent ici, comme la Fritillaire pintade parmi les herbages humides ou l’Orchis brûlé, une orchidée, dans les prairies plus sèches. Des espèces messicoles (liées aux moissons) y sont également rencontrées. Le Brome faux-seigle et le Brome des champs, la Folle Avoine, le Muflier des champs ou encore la Camomille mixte et la Petite camomille en sont quelques exemples. Certaines d’entre elles sont considérées comme quasi menacées de disparition dans la région. C’est également le cas de plantes des zones humides comme la Sanguisorbe.

    Un havre de paix pour une faune bigarrée

    De nombreux petits passereaux menacés, souvent typiques de ce paysage bocager, nichent encore ici. Ce sont le Tarier pâtre, la Pie-grièche écorcheur, la Linotte mélodieuse, le Bruant jaune…

    D’autres sont des habitants des roselières, tels le Bruant des roseaux et la Bouscarle de Cetti. Des rapaces comme le Faucon hobereau et le Faucon crécerelle ainsi que le Busard Saint-Martin y sont également observés. Sans oublier la Chevêche d’Athéna, une chouette appréciant tout particulièrement les vieilles haies bocagères.

    Les oiseaux sont loin d’être les seuls hôtes de ces lieux. La présence du Lérot et de la Belette d’Europe y a été relevée ainsi que la visite de diverses chauves-souris. C’est le cas de la Noctule commune et de la Sérotine commune, deux espèces menacées de disparition en Pays de la Loire.

    Des amphibiens, comme le Crapaud calamite, ou encore des insectes tel l’Azuré du Trèfle participent aussi à la richesse de cet espace naturel sensible.

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